"Mais pourquoi tu remets toujours tout en cause?" (dis-tu chéri)
Fallait s'y attendre! Après avoir remis en question la médecine omnipotente et la puériculture moderne, je me retrouve à nouveau devant de grosses interrogations :
Comment nourririons-nous nos enfants si nous n'étions pas conditionnés ?
Alors comme chaque fois, je me concentre, je fouille dans les tréfonds de mon
cerveau reptilien et...? ben rien! Pas moyen de me libérer de l'image du petit pot donné à la cuiller. Nous faisons des tentatives (laisser piocher dans nos assiettes ce qui intéresse le petit bout) mais le spectre de l'étouffement, de la fausse route, de l'allergie, que sais-je encore, nous empêche de faire confiance et de nous faire confiance.
C'est pas qu'il y est urgence, c'est juste que je désespère, je me dis qu'il serait tellement plus facile si nous n'étions pas pollués d'idées reçues, que chaque étape est un pas de plus dans l'inconnu, sans repère, sans (bon) exemple à suivre...
Faut dire que je viens de loin dans le conditionnement : avant le 8ème mois de grossesse, l'allaitement c'était, pour moi, tirer son lait avec un tire-lait et le donner au biberon...la honte, a presque 30 ans!
"Alors chéri, la prochaine fois, je remet quoi en cause à ton avis? L'école? y'a des chances!"